Joseph Ignace Guillotin

 

Joseph Ignace Guillotin (né le 28 mai 1738 à Saintes et mort le 26 mars 1814 à Paris) est un médecin et homme politique français. Il est connu pour avoir fait adopter, sous la Révolution française, la guillotine comme mode unique d’exécution capitale.

Initié en 1772 à la loge la Parfaite Union d’Angoulême, il devint en 1776 vénérable maître de la loge la Concorde fraternelle à l’orient de Paris et en 1778 membre affilié à celle des Neuf Sœurs (côtoyant les peintres Jean-Baptiste Greuze ou Claude Joseph Vernet, Voltaire, le duc d’Orléans ou le duc de Chartres). Il fréquente tout au long de sa vie des ateliers et des cercles tel les Philalèthes et empreints de rationalité, de connaissance et de liberté. Il joue un rôle important dans la formation du Grand Orient de France et devient orateur de sa « chambre des provinces » qui recevait chaque année le tableau des membres de toutes les loges de provinces, et exerçait sur elle une tutelle. Il cesse ces activités maçonniques pendant la Révolution et ne réintègre pas la franc-maçonnerie à l'issue de celle-ci, malgré l'insistance d'Alexandre Roëttiers de Montaleau. (Source)

Voici une autre source Wikipédia :

La croisade philanthropique d’un franc-maçon

Joseph Ignace Guillotin, député constitutionnel, n’était pas un parfait inconnu et s’était auparavant fait connaître à ses collègues politiques par ses initiatives inspirées en d’autres domaines, particulièrement sa collaboration dans la Déclaration des Droits de l’Homme. Il avait aussi fait partie de la première commission nommée par le roi le 12 mars 1784 afin qu’elle examine le mesmérisme et en donne ses conclusions.

On ignore comment Guillotin s’était convaincu de l’idée de la décapitation et s’il avait à cette époque une conception précise du fameux « mécanisme ». Sans doute, était-il déjà entré en relation avec son confrère Antoine Louis, ancien chirurgien militaire. Peut-être aussi en a-t-il conféré avec Sanson, ou ses frères de la loge « La Candeur » (la loge de La Fayette et de Laclos), ou bien au Club de 1789, où se côtoyaient plus de quatre cents membres dont Rabaud-Saint-Étienne, Chénier, Brissot, Bailly, Lavoisier et Custine, qui, tous, un jour prochain, iront « demander l’heure à la fenêtre nationale ». (Source)

Les francs-maçons reconnaissent évidemment que Guillotin était un des leurs. Ils soulignent toutefois que Guillotin n'est pas l'inventeur de la guillotine. Ex: www.hiram.be

Pourtant,  France Culture  précise sur sa page, que la guillotine a été imaginée en 1789 par le docteur Guillotin, fabriquée trois ans plus tard par un facteur de pianos. (Source)

Dans son émission* on comprend que Guillotin est celui qui a eu l'idée de la guillotine. Elle fut fabriquée, sur la base de son idée, de sa proposition. En fait, en Décembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l’Assemblée constituante une machine à couper des têtes, une simple mécanique pour décapiter les condamnés à mort (la guillotine).

* émission : La guillotine Lieux de mémoire, 13 novembre 1997, voir à 3m56s

C'est pourquoi, le magazine d'actualité hebdomadaire l'express dit clairement que Guillotin est l'inventeur de la guillotine :

Guillotin, frère du peuple

Ce médecin charentais n'est resté célèbre que pour son invention. Alors qu'il était aussi un humaniste sincère et un franc-maçon actif.

Il est des hommes qui passent à côté de leur destin. Ainsi de Joseph Guillotin, homme de compassion, philanthrope sincère, humaniste convaincu, mais dont le nom reste à jamais associé à son invention, synonyme dans l'imaginaire collectif d'instrument de mort atroce.

[...] Victor Hugo dira: "Il y a des hommes malheureux. Christophe Colomb ne peut attacher son nom à sa découverte; Guillotin ne peut détacher le sien de son invention."

https://www.lexpress.fr/region/guillotin-frere-du-peuple_738117.html

Wikisource.org reprend ce passage de Victor Hugo : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Hugo...

La guillotine est qualifiée par certains francs-maçons de "machine des lumières". Certains ne semblent pas partager cette perspective. D'autant qu'à cette époque des lumières, les décapités, l'ont malheureusement été pour peu. Le premier cas de décapitation, fut pour motif de vole de portefeuille. La priorité des lumières, n'aurait-elle pas été d'ajuster la peine au délit ?